Retrouvez toutes les réponses aux questions que vous vous posez.

  • L’agrément est l’acte par lequel l’autorité compétente (pour la France, il s’agit de l’INAO – Institut national de l’origine et de la qualité) autorise un organisme certificateur à délivrer pour un ou des produits : des labels agricoles, des certificats de conformité, des certificats du mode de production biologique ou plusieurs de ces certifications
  • L’accréditation est l’attestation de la compétence, de l’impartialité et de l’indépendance d’un organisme certificateur au regard des normes en vigueur. Si l’accréditation est à l’origine une démarche volontaire, elle est devenue obligatoire dans de nombreux secteurs d’activités en Europe car elle permet d’établir la confiance dans les certifications effectuées. En France, c’est le Comité français d’accréditation (Cofrac) qui est désigné pour l’accréditation des organismes de certification selon la norme EN 45011.

La certification est une démarche volontaire. Toute entité, pour l’activité de laquelle existe un référentiel, peut demander à faire certifier ses produits industriels ou ses services. La certification est une procédure par laquelle une tierce partie, l’organisme certificateur, donne une assurance écrite qu’un système d’organisation, un processus, une personne, un produit ou un service est conforme à des exigences spécifiées dans une norme ou un référentiel. La certification est accordée pour une durée limitée pendant laquelle une surveillance est exercée par l’organisme certificateur.
Le Cofrac (Comité français d’accréditation) exerce donc un contrôle de second niveau puisque c’est lui qui contrôle les organismes de certification :
Cofrac ›› Organisme de certification ›› Opérateurs

L’agriculture biologique est encadrée par des réglementations officielles.

Les produits biologiques doivent obligatoirement répondre aux exigences de l’un de ces règlements :

  • En Europe : Règlement européen (CE) N°834/2007 et ses règlements d’application (CE) N°889/2008 et (CE) N°1235/2008.
  • En Amérique du Nord : Règlement NOP (National Organic Program).
  • Au Japon : Règlement JAS (Japanese Agricultural Standard).

Le produit est contrôlé et certifié par un organisme indépendant et accrédité, comme Ecocert. L’organisme certificateur garantit la traçabilité du produit tout au long de la filière : production, transformation, conditionnement, stockage et distribution. La vérification des produits sur le terrain peut être complétée par l’analyse en laboratoire.

Un produit portant la mention « issu de l’agriculture biologique » doit respecter les critères suivants :

  • Produits agricoles biologiques : culture évitant l’usage d’engrais chimique et produit de synthèse ; terres fertilisées par des engrais organiques et des minéraux naturels qui favorisent la vie du sol ; application du principe de précaution.
  • Animaux : nourris principalement avec des aliments biologiques ; soignés par méthodes douces ; élevés avec accès au plein air ; espace vital maximum.
  • Produits transformés : constitués d’ingrédients agricoles biologiques contrôlés et éventuellement d’ingrédients agricoles non biologiques et d’ingrédients non agricoles autorisés par le Règlement européen ou NOP.

L’accréditation impose à Ecocert des procédures très strictes dans l’exécution de sa mission de contrôle et de certification en agriculture biologique.

Le Règlement européen de l’agriculture biologique définit des exigences techniques applicables au système de production et de transformation. L’organisme certificateur vérifie sur le terrain que ces exigences sont bien respectées par les producteurs et fabricants, qui s’engagent volontairement dans cette démarche.

Les contrôles portent exclusivement sur la qualité biologique du produit et concernent l’ensemble du système de production : parcelles de terre, semences, engrais, troupeaux, pratiques de culture et d’élevage, recettes, lieux de stockage, transformation, étiquetage, etc. A chaque étape, l’organisme certificateur vérifie l’absence d’OGM, pesticides, engrais issus de la pétrochimie, etc.

En tant qu’organisme de certification, l’organisme certificateur ne peut pas ajouter d’exigences complémentaires ou de critères discriminants dans ses procédures de contrôle.

Enfin, les contrôles de  l’organisme certificateur ne se substituent pas mais s’ajoutent aux contrôles habituellement effectués par les autres instances et autorités compétentes sur l’ensemble des produits agricoles et alimentaires, qu’ils soient conventionnels ou biologiques: Commission Européenne, AFSSA, Ministère de l’Agriculture, DGCCRF, Services de la Direction Générale des Douanes, etc.

Conformément au Règlement européen de l’agriculture biologique (RCE 834/2007 article 9.1), l’utilisation d’OGM est interdite en production biologique. En cas de contamination avérée au-delà du seuil d’étiquetage (0,9% actuellement), les produits concernés doivent être déclassés du circuit biologique. En dessous de ce seuil, la décision de certification est prise en fonction de la cause de la contamination. Si elle est fortuite, l’opérateur devra mettre en place des actions correctives pour échapper à tout risque de contamination. Si la contamination est volontaire, il s’agit d’une fraude et le produit est déclassé.

Un intrant est un produit utilisable en agriculture biologique qui entre dans la production ou la transformation. Ce terme englobe, entre autre :

  • Les amendements et les engrais (organiques, minéraux et organo-minéraux).
  • Les semences.
  • Les supports de culture.
  • Les produits phytosanitaires.
  • Les agents de nettoyage et de désinfection.
  • Les ingrédients d’origine non agricole (additifs, auxiliaires technologiques, arômes naturels, micro-organismes, enzymes…).

Précurseur dans ce domaine, Ecocert a créé et déposé le référentiel « Cosmétique écologique et biologique » en 2003. Un cosmétique certifié biologique par Ecocert doit obligatoirement porter la mention « Cosmétique écologique et/ou biologique certifié par Ecocert » et peut afficher le logo de certification Ecocert.

Ses critères sont parmi les plus exigeants du marché :

  • 95% d’ingrédients naturels au minimum dans le produit fini.
  • Absence d’OGM, parabens, phénoxyéthanol, ingrédients issus de la pétrochimie ou chimie de synthèse; pas de tests de produits finis sur les animaux.
  • Tout le processus de fabrication est contrôlé, jusqu’au conditionnement, et les emballages et suremballages doivent être biodégradables ou recyclables.
  • L’étiquetage pour le consommateur doit être transparent.

Le cahier des charges définit deux niveaux :

  • Pour le label « Cosmétique écologique » : 5 % minimum du total des ingrédients doivent être issus de l’agriculture biologique (et 50% minimum des ingrédients végétaux de la formule).
  • Pour le label « Cosmétique biologique » : 10 % minimum du total des ingrédients doivent être issus de l’agriculture biologique (et 95% minimum des ingrédients végétaux de la formule).

Les 5% à 10% minimum d’ingrédients biologiques peuvent sembler un très faible pourcentage à première vue. Cependant, il faut se rappeler que l’eau représente le principal ingrédient dans la majorité des cosmétiques (50 à 60 % en moyenne) et qu’elle n’est pas certifiable. Aussi, ces 5 % à 10 % sont en réalité un pourcentage élevé, dans la mesure où le cahier des charges Ecocert est le seul à prendre en compte TOUS les ingrédients de la formule dans son calcul, y compris l’eau. Ce pourcentage minimum s’accompagne de conditions concernant chaque catégorie d’ingrédients certifiables puisque 95 % des ingrédients doivent être naturels ou d’origine naturelle.

La plupart des autres organismes ou associations calculent le pourcentage de biologique en excluant l’eau et les sels, ce qui gonfle artificiellement le pourcentage final de biologique qui se retrouve affiché sur l’étiquette destinée à informer le consommateur.

Cosmébio et Ecocert, qui œuvrent toutes deux pour la cosmétique biologique et ont travaillé ensemble sur le « cahier des charges de la cosmétique écologique et biologique Ecocert » en 2002, sont deux structures différentes, indépendantes l’une de l’autre, aux statuts et aux missions distinctes :

  • Ecocert est un organisme de certification, indépendant et accrédité. A ce titre, Ecocert a développé et déposé le cahier des charges de la  » Cosmétique écologique et biologique Ecocert ».
    Ecocert contrôle les produits selon ce cahier des charges, et délivre la certification bio. Les produits concernés portent obligatoirement la mention « certifié par Ecocert ». C’est la seule mention qui garantit la certification bio pour le consommateur. Le produit peut ainsi être commercialisé en revendiquant sa qualité « bio ».
  • Cosmébio est une association professionnelle française, qui rassemble certains fabricants de cosmétique certifiée bio. A ce titre, Cosmébio a pour objectif de faire la promotion de la cosmétique certifiée bio auprès des consommateurs français. Sa mission n’est ni le contrôle ni la certification des cosmétiques.
    Pour communiquer, elle utilise les outils suivants : la « Charte Cosmébio », qui est une version vulgarisée du cahier des charges d’Ecocert ; le logo Cosmébio.
    L’adhésion à cette association n’est pas obligatoire, et elle n’apporte aucune garantie supplémentaire ou différente de la certification Ecocert : les entreprises peuvent devenir adhérentes à Cosmébio seulement si elles fabriquent des cosmétiques déjà certifiées bio par un organisme de certification, comme Ecocert. De nombreux fabricants certifiés ne souhaitent pas adhérer à Cosmébio et n’utilisent donc pas le logo Cosmébio.

L’industrie textile est une des plus polluantes au monde. Ainsi, il ne suffit pas de certifier la fibre brute pour que le textile soit respectueux de l’environnement ; il faut aussi prendre en compte toutes les étapes de fabrication.

Ecocert propose donc le référentiel Global Organic Textile Standard (GOTS), qui intègre toutes les étapes de transformation textile : la fibre brute doit être certifiée en agriculture biologique et tout le processus de transformation doit respecter des critères environnementaux et sociaux.

La réglementation générale pour les détergents encadre et limite la toxicité des produits pour l’homme. En créant le référentiel « Détergent écologique » en 2006, l’objectif d’E était de compléter cette réglementation en définissant des critères pour la fabrication de détergents respectueux de l’environnement. Les principes fondamentaux du référentiel des détergents écologiques sont les suivants :

  • Protéger notre planète et ses ressources en imposant l’utilisation d’ingrédients d’origine renouvelable (privilégiant l’utilisation d’ingrédients issus de l’agriculture biologique), obtenus par des procédés respectueux de l’environnement et interdisant la plupart des ingrédients de synthèse.
  • Protéger et informer le consommateur en affichant une composition plus précise, en listant les allergènes et en garantissant une traçabilité des ingrédients lors de la fabrication.

Le gluten est un mélange de protéines qui, combiné avec l’amidon, forme l’albumen de la plupart des céréales.

Il constitue environ 80 % des protéines contenues dans le blé et se compose en majorité de gliadine et de gluténine. Les gliadines et gluténines sont les protéines de réserve du grain, les autres protéines du grain sont des protéines de structure (albumines et globulines).

Le gluten se retrouve dans les céréales (blé, avoine, orge, seigle) présentes dans le pain, la farine, les biscuits, les gâteaux, pâtisseries, pâtes, hamburgers, pizzas, sauce soja, saucisses, sauces, assaisonnements, mais également dans les préparations et épaississants contenant de la farine.

Par exemple, certains desserts lactés, préparations industrielles,viande et poissons panés, certaines moutardes…

Le gluten est responsable de l’élasticité de la pâte malaxée ainsi que de la masticabilité des produits à base de céréales cuits au four. Cette visco-élasticité permet de faire dupain de qualité : les bulles de CO2 dégagées lors de la dégradation anaérobie de l’amidon par les levures sont figées dans le réseau de gluten à la fois tenace et élastique (la pâte « lève »). On le retrouve donc dans les farines de céréales panifiables comme le blé, le seigle, et en quantité moindre dans des céréales difficilement panifiables, comme l’orge.

Le maïs, le riz complet et le millet sont des céréales sans gluten. Le sarrasin, une polygonacée, ainsi que le quinoa et l’amarante, des chénopodiacées, ne contiennent pas non plus de gluten.

Le gluten a une forte teneur en glutamine et en proline et une faible teneur en lysine, en histidine et en arginine (des acides aminés basiques).

Le gluten est divisé en deux groupes protéiniques : les prolamines et les gluténines. Les protéines de la famille des prolamines constituent la fraction toxique chez les intolérants au gluten et principalement l’alpha gliadine qui est présente dans le blé (froment). D’autres protéines voisines de la gliadine sont tout aussi néfastes : la sécaline contenue dans le seigle, l’hordéine contenue dans l’orge et dans une moindre mesure l’avénine dans l’avoine. Une quantité journalière de 60g d’avoine est en général bien tolérée par les patients.

Les pesticides sont des substances dont la terminaison du nom en « cide » indique qu’ ils ont pour fonction de tuer des êtres vivants.

Les pesticides, parfois appelés produits phytosanitaires, ou produits de protection des plantes, (selon l’UIPP – Union des Industries de la Protection des Plantes), sont utilisés en agriculture pour se débarrasser d’insectes ravageurs (insecticides), de maladies causées par des champignons (fongicides) et/ou d’herbes concurrentes (ce sont les herbicides) etc.

Un pesticide est composé d’un principe actif d’origine naturelle ou synthétique. Les pesticides commercialisés (ou spécialités commerciales) sont composés d’une ou plusieurs matières actives auxquelles ont a ajouté d’autres substances : produits de dilution, surfactants, synergisants… afin d’améliorer leur efficacité et de faciliter leur emploi.

Les pesticides sont utilisés en quantités considérable depuis plus d’un demi siècle par l’agriculture intensive. On retrouve des résidus de pesticides partout: dans l’eau bien sûr, mais aussi dans l’air, les brouillards et l’eau de pluie !

Les pesticides sont présents dans nos aliments également : plus de 50% des fruits et des légumes produits par l’agriculture intensive en contiennent. Ils finissent finalement dans nos organismes, apportés là par l’eau et les aliments consommés. Nos organismes hébergent ainsi des centaines de molécules toxiques dont de très nombreux pesticides.

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