Tribune de Fabrice CAHIERC Président de SYNADIET

29 juin 2017

Selon leur texte fondateur la directive 2002/46/CE,  les Compléments Alimentaires se définissent en 5 points :

  • denrées alimentaires
  • dont le but est de compléter le régime alimentaire normal
  • qui constituent une source concentrée de nutriments ou d’autres substances
  • ayant un effet nutritionnel ou physiologique seuls ou combinés,
  • commercialisés sous forme de doses, à savoir les formes de présentation telles que les gélules, les pastilles, les comprimés, les pilules et autres formes similaires, ainsi que les sachets de poudre, les ampoules de liquide, les flacons munis d’un compte-gouttes et les autres formes analogues de préparations liquides ou en poudre destinées à être prises en unités mesurées de faible quantité.

Bien que cette directive ait donné un socle réglementaire européen et renforcé la légitimité de la profession, nous devons faire évoluer ce cadre réglementaire. Il ne s’agit pas ici de formalisme mais d’une évolution en profondeur qui place les compléments alimentaires au cœur du système de santé publique européen.

En premier lieu, la perception que les consommateurs ont des produits qui composent la catégorie, doit évoluer. Le terme Compléments Alimentaires n’a aucune signification précise pour le grand public qui ne l’associe pas davantage à des « denrées alimentaires ». Les « Produits de Santé Naturelle » définissent mieux la catégorie et sont immédiatement compréhensibles. Ils ont en outre l’avantage d’englober de facto les plantes et d’ouvrir davantage sur la notion de naturalité qu’elle soit relative à une action physiologique ou qu’elle décrive la qualité des ingrédients contenus dans ces produits de santé naturelle.

Ce changement aurait également des répercutions majeures en terme de normes qualité. Il en va de même pour le traitement administratif de la profession qui devrait muter vers un rattachement à la santé plutôt qu’à la finance. Ce volet du changement aurait un impact direct sur nos exportations hors CEE.

Le chantier est vaste et le chemin pour parvenir à son achèvement sera long et semé d’embûches. Il nous concerne tous et nous projette un peu plus vers une santé plus naturelle, maîtrisée et raisonnée, en un mot, plus bio.

Tribune de Fabrice CAHIERC Président de SYNADIET


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