L’éco-conception: design et qualité

L’éco-conception constitue un axe majeur de prévention ou de réduction à la source des impacts environnementaux (réduction des consommations de matières premières et d’énergies, des déchets, des rejets…).

L’éco-conception consiste à intégrer l’environnement dès la phase de conception des produits, qu’il s’agisse de biens, de services. Cette intégration repose sur une approche globale et multicritère de l’environnement et est fondée sur la prise en compte de toutes les étapes du cycle de vie des produits.

  • sa naissance – construction, assemblage, fabrication
  • sa vie – courte ou longue
  • son recyclage – retour à la nature, réutilisation

Progression de la démarche d’éco-conception

Il y a une réelle évolution puisque dans l’enquête récente menée par l’ADEME sur ce sujet, en partenariat avec BVA, 20 % des entreprises de plus de 250 salariés ont répondu avoir déjà intégré une démarche d’éco-conception.Ce qui représente une augmentation par rapport à la précédente enquête.

Les secteurs concernés sont essentiellement le textile, la métallurgie, la chimie, le plastique, les équipements électriques/électroniques, les télécommunications. Certains secteurs comme, par exemple l’électroménager, ont même pris la décision stratégique d’intégrer l’éco-conception pour 100 % des produits.On part malgré tout de loin, puisqu’aujourd’hui on recense moins de 10 % de produits éco-conçus.

La progression s’est accélérée il y a 3 ans, sous l’effet conjugué des directives européennes et du Grenelle de l’environnement. Les secteurs qui ont adopté l’éco-conception sont l’emballage, l’automobile, l’électronique et tous les produits concernés par Reach (qui consomment directement ou indirectement de l’énergie et qui doivent suivre les obligations réglementaires de la directive-cadre européenne sur l’éco-conception).

La demande du marché a aussi évolué favorablement, avec la politique d’achats responsables des collectivités et des entreprises et la dimension de concurrence, d’innovation et de compétitivité qui constituent des leviers forts. S’ajoute à cela le contexte assez favorable du grand emprunt de la commission Juppé-Rocard, où l’éco-conception est également citée comme réponse positive à la mondialisation pour les PME françaises ; ce sont donc des enjeux de territoire, de filière, de compétitivité au niveau national qui entrent en ligne de compte.

L’éco-innovation: l’art de prévoir demain

Le terme éco-innovation est actuellement un mot valise à la définition large. Il est souvent confondu ou considéré comme un synonyme de l’éco-conception centrée sur l’impact environnemental du produit tout au long de sa chaîne de production-consommation- destruction, et de l’éco-design dédié en plus à l’esthétique et la fonctionnalité durable des produits à l’usage. L’éco-innovation englobe et dépasse les seuls critères environnementaux et fonctionnels.

Conçue pour compléter le pragmatisme opérationnel du marketing durable avec une vision d’ensemble plus stratégique, elle a aussi pour vocation d’observer les éco-tendances prometteuses émergentes d’aujourd’hui (dites aussi signaux faibles). Elle imagine aussi demain en anticipant les nouveaux modes de consommation et l’évolution des comportements écologiques. Le but final est de contribuer à augmenter le succès commercial du lancement de nouveaux produits et services en percevant

Sources: Biolinéaires, ADEME, Pôle Eco-Conception