Etats Généraux de l’alimentation : Le SYNABIO demande une ambition claire pour la bio

21 décembre 2017

Les Etats généraux de l’alimentation qui s’achèvent aujourd’hui ont eu le mérite de réunir l’ensemble des parties prenantes concernées par la transition agricole et alimentaire, des producteurs jusqu’aux consommateurs.

Mais cette vaste consultation débouche sur des orientations qui demeurent bien vagues pour les filières bio. Dans son discours de clôture, le Premier Ministre a certes annoncé la reconduction du plan « Ambition bio » pour 5 ans mais sans en préciser ni les objectifs, ni les moyens. Quant à l’idée d’introduire 50% de produits bio, locaux ou sous signes de qualité en restauration collective, elle demeure trop imprécise pour créer une véritable incitation sur le terrain.

Jean Verdier, président du SYNABIO, constate «  les ateliers des Etats généraux ont très clairement mis en évidence les atouts de la bio pour la santé publique, l’environnement et le bien-être animal. De nombreux experts et représentants de la société civile sont venus témoigner de la pertinence et du caractère innovant de notre modèle. Il est urgent que les politiques s’en saisissent pour relancer la création de valeur dans les filières et dans les territoires. Après ces 5 mois de co-construction, nous regrettons qu’aucun cap clair ne soit tracé en termes de surfaces, de conversions ou de moyens alloués au développement des filières bio. »

Le 11 octobre, dans son discours à mi-parcours des Etats généraux, le Président de la République avait pourtant mis en avant à maintes reprises la bio comme un modèle à suivre. Les entreprises de la bio demandent donc un plan d’action cohérent avec cette vision.

Les acteurs de la bio, réunis au sein de l’Agence bio, ont construit des propositions détaillées et chiffrées qui préfigurent ce futur plan. La balle est maintenant dans le camp des pouvoirs politiques pour passer des intentions aux actes.

Par ailleurs, nous appelons de nos vœux une profonde évolution des interprofessions pour donner à la bio toute sa place dans la gouvernance des filières de demain. En effet, « la transformation des modèles de production », enjeu central des Etats généraux de l’alimentation, devra nécessairement passer par une transformation de ces instances professionnelles.

Source: Synabio


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